L’industrie de l’aluminium a fait preuve de leadership en se dotant d’une stratégie uniforme, quantitative et mondiale pour la réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre (GES). Elle publie un rapport d’inventaire de cycle de vie complet tous les cinq ans, ainsi que des résultats annuels pour 13 indicateurs de développement durable. Trois de ceux-ci concernent spécifiquement la consommation d’énergie et les émissions de GES liées à la production d’aluminium:

  1. Après avoir réduit de 86 % ses émissions de perfluorocarbones (PFC) par tonne d’aluminium de première fusion (émissions spécifiques) entre 1990 et 2006, l’industrie mondiale de l’aluminium entend les réduire encore d’au moins 50 % par rapport à 2006 d’ici 2020, ce qui représente une réduction de 93 % par rapport à 1990.
  2. Les membres de l’IAI et les usines sondées signalent une baisse de 10 % de la consommation d’électricité des alumineries par tonne d’aluminium en 2010 par rapport à 1990.
  3. On prévoit une réduction de 10 % de la consommation d’énergie par tonne d’aluminium dans l’ensemble de l’industrie d’ici 2020 par rapport à 2006.

La production de l’aluminium de première fusion transforme le minerai de bauxite en métal au moyen d’apports énergétiques de nature électrique et thermique. L’exploitation des mines de bauxite consomme relativement peu d’énergie; en revanche, l’affinage de l’alumine exige une grande quantité d’énergie thermique. Quant à la réduction électrochimique de l’alumine en aluminium dans une usine d’électrolyse, elle nécessite le plus grand apport énergétique de tous les procédés, sous la forme d’énergie électrique. L’étape de la coulée requiert un apport d’énergie thermique, mais celui-ci est modeste par rapport aux procédés d’affinage et d’électrolyse.

L’hydroélectricité a toujours été et continue d’être la plus importante source d’énergie électrique pour l’électrolyse de l’aluminium. À quantité d’énergie égale, les différentes sources d’énergie ont des impacts environnementaux très inégaux. Par exemple, la production de 1 MWh à partir du charbon produit beaucoup plus d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) que la même production par hydroélectricité.

Entre 2000 et 2005, les émissions directes totales de GES pour la production d’aluminium de première fusion (extraction de la bauxite, affinage de l’alumine, fabrication des anodes, électrolyse et coulée de l’aluminium) ont été réduites de 14 %, malgré une croissance de 20 % dans la production d’aluminium de première fusion pendant la période étudiée.

La part élevée de l’hydroélectricité dans les sources d’énergie électrique et la baisse des émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre se sont traduites par une diminution de 12 tonnes à 10 tonnes des émissions (en équivalents CO2) par tonne d’aluminium produite depuis 2000.

Au cours de la même période, la production mondiale d’aluminium à partir de produits recyclés est passée de 13 millions à 15 millions de tonnes par année, ce qui représente des réductions considérables en énergie et en GES, et qui permet de fournir à la société moderne les produits d’aluminium robustes, légers, sûrs et écologiques qu’elle réclame. Le recyclage des produits d’aluminium ne requiert que 5 % de l’énergie nécessaire pour la production de l’aluminium de première fusion, et la réduction des émissions de GES est de plus de 95 %.