IAI's Global Mass Flow Visualisation Tool

    Recyclage Messages

    • L’aluminium se recycle à l’infini sans altération de ses propriétés inhérentes. La grande valeur des résidus d’aluminium est un argument économique de poids en faveur du recyclage.
    • Le recyclage de l’aluminium est dans l’intérêt des générations actuelles et futures, car il contribue à la préservation de l’énergie et d’autres ressources naturelles. La refonte de l’aluminium nécessite 95 % moins d’énergie que sa production, ce qui contribue à réduire d’autant les émissions associées, dont celles de gaz à effet de serre.
    • L’industrie continue de recycler, sans recevoir de subventions, tout l’aluminium qu’elle récupère des produits usagés ainsi que des processus de fabrication et de transformation.
    •  Les marchés de l’aluminium sont approvisionnés par des producteurs d’aluminium de première fusion et recyclé. En raison de la demande croissante pour ce métal et de la longue vie utile de nombreux produits qui en sont faits, le volume de métal primaire produit à partir de la bauxite restera dans un avenir prévisible considérablement plus élevé que le volume de métal recyclé disponible.
    • De 92 à 98 % de l’aluminium provenant des bâtiments a été récupéré et recyclé en Europe, confirmant le rôle central de l’aluminium dans la poursuite d’une réelle durabilité.L’aluminium des bâtiments est recyclé sans altération de ses propriétés inhérentes. Dès lors, l’utilisation efficace des ressources passe par la conception intelligente d’applications qui maximisent le taux de recyclage du matériau en fin de vie.

    Site de la Campagne

    Aluminium Recycling

    "L’énergie consommée pour la production d’aluminium de première fusion est intrinsèque, dans une large mesure, au métal. Elle l’est par extension, aux bâtiments qui le renferment. Ceux-ci représentent donc aujourd’hui d’immenses « mines urbaines » recelant quelque 400 millions de tonnes d’aluminium que les générations futures pourront extraire et recycler en consommant aussi peu que 5 % de l’énergie utilisée pour sa production, et ce, à répétition."

    Professeur Thomas E. Graedel, École de foresterie et de sciences environnementales, Université Yale

    L’aluminium est largement employé dans la construction d’édifices, mais n’y reste pas en place indéfiniment. La rénovation et parfois le démantèlement de bâtiments libèrent l’aluminium qui est ainsi prêt à être recyclé. Il n’est donc pas inapproprié de considérer ce métal comme un "minerai urbain" et nos villes comme des "mines".

    "Aujourd’hui, environ 75% de l’aluminium produit sur une période de plus d’un siècle demeure en usage, après avoir décrit d’innombrables boucles de son cycle de vie."

    Marlen Bertram, Directeur - Product Stewardship, International Aluminium Institute

    Il est essentiel de boucler la boucle de la matière pour assurer la durabilité de l’aluminium dans l’industrie du transport. En raison de sa valeur, qui varie selon ses propriétés uniques et le gain énergétique pour sa refonte ultérieure, 90 % de l’aluminium dans le secteur automobile est récupéré et recyclé à la fin de sa durée de vie utile. 

    La norme ISO 14044 énonce des lignes directrices pour le recyclage des matériaux durant leur cycle de vie. Les éléments architecturaux d’aluminium, qui ne sont ni perdus ni consommés durant le cycle de vie d’un bâtiment, mais seulement utilisés et recyclés à maintes reprises (au prix d’une certaine perte), ne finissent plus dans un site d’enfouissement. C’est le concept « du berceau au berceau » qui est privilégié. L’aluminium dans les bâtiments est recyclé sans altération de ses propriétés inhérentes. Dès lors, l’utilisation efficace des ressources passe par la conception intelligente d’applications qui maximisent le taux de recyclage du matériau en fin de vie.

    Recyclé vs Recyclable : c’est une question de marché

    Comme l’énonce la Déclaration de l’industrie métallurgique sur les principes du recyclage, la notion de teneur en matières recyclées a une portée environnementale limitée pour les métaux, en particulier l’aluminium dont le recyclage est systématique.

    La teneur en matières recyclées est une mesure utile pour les matériaux dont le recyclage génère des économies de coût et d’énergie relativement faibles en comparaison avec le coût et l’énergie nécessaires à leur production. Concrètement, cela signifie que ces matériaux seraient autrement incinérés ou enfouis. Dans ce cas, le fait de cibler une teneur en matières recyclées a une réelle incidence sur l’environnement, car il stimule le marché des matières recyclées qui, sans cette mesure, serait limité, non rentable ou peu évolué.

    Cette approche ne s’applique pas à l’aluminium, pour lequel le marché du recyclage est parvenu à maturité et s’avère rentable, comme en témoigne la valeur élevée des résidus d’aluminium.

    On se doutait que le taux de récupération de l’aluminium dans les bâtiments était élevé, mais c’est l’Association européenne de l’aluminium qui en a fourni la preuve en 2004, lorsqu’elle a commandé à l’Université de technologie de Delft une étude à cet effet. Les chercheurs ont dressé l’inventaire des pièces d’aluminium contenues dans un échantillon de six bâtiments européens, puis déterminé la quantité de métal récupéré et recyclé après leur démolition. Le taux de récupération variait entre 92 et 98 %, confirmant le rôle central de l’aluminium dans la poursuite d’une réelle durabilité.

    "Bien que l’aluminium compte pour moins de 1 % de la masse du bâtiment, il représente un volume considérable de récupération et parfois le seul gain économique de la démolition, grâce à sa valeur intrinsèque élevée."

    Professeur Udo Boin, Université de technologie de Delft